Des histoires à écouter dehors

Amateurs de récits humoristiques, fantastiques ou émouvants, rendez-vous à la place Richard-Garneau pour une version extérieure des Contes à passer le temps.

 

Peut-être avez-vous déjà assisté à ce spectacle devenu une tradition du temps des Fêtes : plusieurs soirs de décembre, depuis 2011, des amateurs de contes urbains se réunissent dans la Maison Chevalier, dans le Petit-Champlain, pour un moment suspendu gracieuseté des Contes à passer le temps. Dans une ambiance intime et chaleureuse au possible – avec bar à desserts en prime pour ajouter une couche de douceur –, les spectateurs ont le bonheur de se faire raconter des histoires écrites et narrées par des auteurs et acteurs de Québec, dont l’action se déroule dans différents quartiers de notre belle ville. Dans la salle de pierres, on rit beaucoup et on pleure parfois, entre deux bouchées de gâteau aux carottes.

 

Question de faire vivre le concept dans un cadre encore plus urbain, les Contes s’installent cet hiver à la place Richard-Garneau, au coin de Cartier et René-Lévesque, après deux années-tests.

 

Au cœur d’un quartier

«C’est le fun d’être sur un coin de rue comme ça, en plein cœur de la ville. Ça donne encore plus de véracité à certains contes, on a l’impression qu’ils se déroulent tout près de nous. C’est une sorte d’hommage au paysage urbain», explique Maxime Robin, cofondateur des Contes et directeur artistique de La Vierge folle, la compagnie qui produit le spectacle. «Évidemment, être dehors signifie qu’on est tributaires de la météo. Quand il tombe une belle petite neige, ça ajoute une dimension féérique aux contes, mais quand il fait carrément tempête, on est forcés d’annuler…» Cette fâcheuse situation est d’ailleurs arrivée lors de la première représentation de cette année, le 12 janvier.

 

Pour ces six représentations extérieures, 24 contes ont été sélectionnés parmi la cinquantaine qui ont été créés pour l’événement officiel depuis neuf ans. Chaque dimanche, ce sont donc quatre contes d’environ 15 minutes chacun qui sont offerts aux spectateurs bien emmitouflés, assis dans des chaises ou debout près d’un foyer. «C’est sûr que l’ambiance est différente de celle à la Maison Chevalier. On a un micro, et le public est libre de circuler comme il le souhaite. Certains spectateurs qui passaient par là s’arrêtent, intrigués, pour écouter un seul conte, mais j’en ai vu plusieurs jusqu’à maintenant qui restaient pour toute la durée de la représentation. Nous, comme comédiens, on s’adapte à ce mouvement, ce n’est pas un problème.»

 

Si votre curiosité est piquée, sachez qu’il vous reste deux dimanches pour assister à ce très chouette spectacle : le 23 février et le 1er mars, à 13 h. Et si vous aussi, vous avez envie de vous faire conter des histoires avec un morceau de gâteau et une dose de caféine, rien ne vous empêche de faire un arrêt dans l’un des nombreux cafés ou pâtisseries du secteur en chemin…


Programme du 23 février

Lucien Ratio : Saint-Rock’n roll, de Patric Saucier
Véronique Aubut : Huit pieds deux, les yeus bleus, de Sophie Grenier-Héroux
Joëlle Bond : Le temps, de Jacques Leblanc
Marc-Antoine Marceau : L’amour au temps des souffleuses de Jean-Michel Girouard


Programme du 1er mars

Jack Robitaille : La cage de la Corriveau, de Maxime Robin
Marc Auger : Un soir d’hiver, de Sophie Grenier-Héroux
Marianne Marceau : Dans les bras d’une marmotte, de Jean-Michel Girouard
Sarah Villeneuve : Globe Nicole, de Marc-Antoine Marceau

 

photo: Lise Breton (C)