Oui, il y a une rentrée culturelle!

Ça y est : les théâtres et les salles de spectacle ont enfin repris leurs activités. Excellente nouvelle pour ceux et celles qui s’ennuyaient des arts vivants, précieuse source de chaleur humaine et de stimulation des émotions et de l’intellect. Petit tour d’horizon de la rentrée culturelle dans Montcalm.

 

Au Périscope, la saison commence avec Le pommetier, un «objet théâtral en formule déambulatoire» qu’on nous promet doux et poétique. Par petits groupes de quatre, les spectateurs entreront dans le fameux autobus scolaire modifié d’Ubus Théâtre pour rencontrer Bérangère, une touchante vieille dame (du 22 septembre au 10 octobre). Suivra Je suis mixte, de Mathieu Quesnel, sorte de témoignage-spectacle dans lequel un homme (Benoit Mauffette) raconte comment sa vie rangée a basculé lors d’une visite dans un sauna en Allemagne. Le comédien partage la scène avec le grand Yves Jacques et le musicien Navet Confit (du 1er au 10 octobre). Puis, deux acteurs renommés, Lise Castonguay et Roland Lepage, se rencontreront dans une œuvre poétique et abstraite, Les années amputées de Kevin Doyle, qui rappelle par moments Beckett (du 20 au 31 octobre).

 

Le Trident fête ses 50 ans, mais a dû mettre la pédale douce sur les célébrations fastueuses et les pièces grandioses à la généreuse distribution, pour les raisons que l’on sait. Qu’à cela ne tienne, sa proposition pour entamer la saison automnale s’adapte merveilleusement aux nouvelles contraintes : chaque soir, quatre spectacles solos sont présentés (deux à 18h30 et deux à 20h) devant de petites foules. Et c’est varié : La Sagouine d’Antonine Maillet, l’adaptation du roman de Jean-Christophe Réhel Ce qu’on respire sur Tatouine, la pièce féministe Les barbelés d’Annick Lefebvre et Exercices de style de Raymond Queneau. Du 22 septembre au 18 octobre.

 

Du côté de Premier Acte, pépinière de jeunes talents à l’esprit frondeur, ça commence par Manque(s), un parcours théâtral extérieur qui explore l’inconfort que le manque crée en nous, et qui a été inspiré par les différents manques que la pandémie nous a fait vivre ou redouter (du 15 au 26 septembre). Puis, Haut du lac prend le relais du 5 au 19 octobre. Et pas besoin de vous déplacer : il s’agit d’une série de balados de fiction du Théâtre Pour pas être tout seul, qui nous invite à suivre deux jeunes amis qui partent en road trip avant d’entrer à l’université, en quête d’eux-mêmes sans le savoir.

 

En avant la musique!

Envie de vibrer au diapason de musiciens enflammés et de mélomanes passionnés? Les spectacles reprennent au Grand Théâtre, dans le respect des mesures sanitaires, évidemment.

 

Les 17 et 18 septembre, Les Chercheurs d’or livrent leurs petits bijoux de chansons country-folk-bluegrass en mode acoustique, en profitant pour dévoiler leur nouvel album, Caballero. Une belle occasion de découvrir un groupe de Québec et de vous laisser bercer par de splendides harmonies vocales et des instruments comme la mandoline, le banjo et le violon.

 

Le 25 septembre, c’est au tour de la jeune autrice-compositrice-interprète Lou-Adriane Cassidy, elle aussi de Québec, de vous envoûter de sa voix aérienne. Son album pop rétro C’est la fin du monde à tous les jours (2019) a connu un beau succès, entre autres grâce à ses instrumentations soignées et à ses textes lucides. Elle sera accompagnée sur scène de musiciens aguerris, notamment le guitariste Simon Pedneault et le pianiste Vincent Gagnon.

 

Roulant sa bosse depuis deux décennies, le Montréalais Dumas débarque dans la capitale le 9 octobre avec une jolie surprise : il revisite son célèbre deuxième album Le cours des jours, lancé en 2003, qui contenait un nombre impressionnant de pièces qui allaient devenir des succès (J’erre, Linoléum, Je ne sais pas…). L’auteur-compositeur-interprète se gâte en s’entourant de son groupe original pour cette petite fête où il déploiera assurément son énergie habituelle.

photo de couverture: Marie-Ève Dumont